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Nous avons récemment subit la perte de
grands étalons reproducteurs… Nous sommes tous attristés par
ces départs. Nous aurions voulu repousser à l’extrême les
limites de la longévité afin de voir naître encore et encore
de jeunes espoirs olympiens.
Pourquoi attendre que l’irréparable
arrive ?
Depuis une vingtaine d’année la congélation
du sperme chez le cheval s’effectue couramment chez nos
cousins.
Chez nous, nous demeurons timide lorsqu’il
s’agit d’utilisation du sperme congelé d’étalon. Nos éleveurs
manquent de confiance ou d’information pour se tourner vers
cette méthode d’insémination. Nos médecins vétérinaires en
région surtout, sont mal documentés et comme la demande n’est
pas assez forte, trop peu la pratique régulièrement pour être
tout à fait à leur aise chez le cheval. Pourtant, elle est
largement utilisée chez le bovin et le porc.
Pourquoi n’en serait-il ainsi chez le
cheval ?
Si nous jetons un coup d’œil du côté de nos cousins européens,
cette pratique est utilisée dans les haras en France afin de
permettre à un seul étalon d’inséminer plusieurs juments voir
jusqu’à 150 à la fois. L’Australie demeure également un bel
exemple d’utilisation de cette méthode de reproduction.
Pourquoi congeler la semence d’un étalon
?
Aujourd’hui, le sperme congelé devrait
faire partie intégrante de la gestion d’un étalon de sport à
haut niveau. La promotion d’un jeune étalon se fait d’abord
par les résultats obtenus en compétition.
La qualité des premiers poulains est
également déterminante pour rassurer les éleveurs dans le
choix de leurs croisements. Il est donc indispensable que les
étalons saillissent au plus tôt et qu’ils possèdent à la fois
des performances et des produits. Pour résoudre le problème de
chevauchement des calendriers d’élevage et de compétition, la
congélation du sperme d’un étalon trouve ici sa justification.
C’est le moyen incontournable pour mener de front une double
carrière compétiteur/reproducteur. C’est aussi un outil majeur
pour distribuer facilement de la génétique chez nous mais
aussi à l’étranger.
Congeler le sperme d’un étalon doit être
considérer comme un placement la mobilisation d’un capital
plus ou moins important qui peut, comme dans n’importe quel
domaine, s’avérer très rentable s’il est bien géré.
L’étalonnier prend un risque en avançant de l’argent sur la
tête de son cheval, au même titre qu’il en place en le
confiant à un cavalier ou un entraîneur.
Coût plus élevé ou économie ?

Insimination |
Pour le propriétaire de jument, cela pourra
s’avérer rentable et économique. En effet, pour ces derniers,
l’effort financier est d’autant mieux supporté qu’il permet
une économie substantielle sur les frais d’élevage par la
possibilité de faire inséminer ses juments près de chez lui (économie
de temps, de transport, de pension) Également, éviter un
stress inutile à la jument qui se retrouve dans un
environnement nouveau et inconnu. L’éleveur limite le risque
d’accident et de contamination de son cheptel.
Un plus grand choix

Une ovule fécondée... |
En définitive l’utilisation de la semence
congelée pour l’insémination nous permet d’élargir notre
production et rend disponible pour nos éleveurs québécois une
gamme impressionnante d’étalons reproducteurs de grande
qualité toutes races confondues dont les performances sont
visibles sur les terrains de compétitions. Plus besoin
d’attendre la retraite volontaire ou non de l’étalon tant
convoité. Source : Chantal Ramsay
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