Le Club des Éleveurs, site Internet consacré à l'élevage équin

 

 


Boiterie

Retour à la liste des articlesSanté équine 

La maladie naviculaire chez le cheval

Question :

Pouvez-vous m'indiquer s’il vous plait comment se développe la maladie naviculaire chez le cheval? Peut-elle se développer en 1 an chez un cheval âgé de 8 ans?

Réponse :

La maladie naviculaire chez le cheval
Attitude caractéristique pour soulager le membre le plus
affecté
www.baillod.ch/mar/info.htm

Depuis des générations, on parle de maladie ou de syndrome naviculaire pour désigner toutes les boiteries chroniques des membres antérieurs (beaucoup plus rarement des postérieurs) originant de l’os naviculaire ou des structures anatomiques directement avoisinantes. Cependant, il faudrait distinguer les véritables maladies naviculaires avec dommages osseux des autres pathologies des tissus mous avoisinants, non seulement car le pronostic est différent mais aussi, parce que le qualificatif de naviculaire peut être très préjudiciable pour l’avenir du cheval. Après avoir localisé que l’origine d’une boiterie se situe dans la région postérieure du pied, on ne devrait conclure qu’après examen du pied par radiographie.

La maladie naviculaire chez le cheval

Si aucune anomalie radiologique n’est observée, la boiterie peut être alors une atteinte des tissus mous du pied telle une tendinite du fléchisseur profond ou une desmite des ligaments suspenseurs du naviculaire. Ces boiteries peuvent être transitoires mais elles peuvent nécessiter de longues périodes de repos pour permettre la guérison de la structure impliquée.

Dans le cas où un diagnostique de maladie naviculaire avec dégénérescence osseuse, est posé, l’origine de la maladie est incertaine. Plusieurs théories basées notamment sur l’apport vasculaire ou les stress biomécaniques ont été proposées. Aucune d’elles n’est clairement validée.

La maladie naviculaire chez le cheval
Une mauvaise circulation, associée à la maladie naviculaire peut avoir pour conséquence
de rétrécir le pied.
muextension.missouri.edu/xplor/agguides/
ansci/g02743.htm

Cependant un certain nombre de facteurs de risques ont été identifiés. Un cheval aurait plus de chance de souffrir de cette condition si des cas ont déjà été rapportés dans sa lignée, l’hérédité pouvant jouer un rôle dans cette pathologie. Les chevaux ayant des pieds de petites dimensions par rapport à leur poids corporel seraient également prédisposés. Une mauvaise conformation/angulation des pieds prédisposera à des problèmes de tissus mous.

Heureusement, dans les prochaines années, il sera possible d’en savoir beaucoup plus long sur cette condition frustrante, suite au développement des nouvelles technologies d’imagerie. En effet, la résonance magnétique nous permettra l’examen simultané des tissus mous et osseux du pied.

Faculté de Médecine vétérinaire, Université de Montréal Emeric Lemarignier, étudiant en Médecine vétérinaire avec la collaboration du Dr Yves Rossier DMV.

Sous la supervision du
Dr Jean-Pierre Lavoie, DMV, Diplomate ACVIM

Professeur titulaire, Médecine interne équine
Faculté de Médecine
Université de Montréal

La Chronique
Vétérinaire

Clinique
23 février 2008

 

Vous élevez des chevaux?
Vous aimeriez être inclus dans notre liste des éleveurs du Québec?
Complétez notre formulaire


Une option intéressante!

Webmaster

 Accueil   Éleveurs par race   Associations    Inscription   Élevage    Santé équine    Alimentation    Photoclub   Contact