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La question posée par l'un d'entre vous :
Depuis plusieurs semaines,
mon cheval présente une toux sèche à l’effort. Il n'a pas de
température, aucune sécrétion suspecte (parfois un jetage blanc
peu abondant au niveau des naseaux). Le vétérinaire m’a prescrit
un sirop dans le but de dégager les voix respiratoires, pendant 10
jours. Je lui ai donné à la fin de ce traitement de l’homéopathie
(un antihistaminique + des gouttes contre cette toux). Ça s’est
peu amélioré. Il tousse systématiquement en début d’effort, cela
se calme ensuite. Après une quinte, il est plutôt essoufflé
pendant les quelques minutes qui suivent. Selon le vétérinaire,
cette toux peut être d’origine allergique : pourrait-il s’agir des
insectifuges?
La réponse :
Les allergies chez les chevaux sont
relativement fréquentes et se manifestent le plus souvent par des
lésions au niveau de la peau (perte de poils, démangeaisons, zones
d’enflure…). Les causes sont nombreuses et souvent difficiles à
identifier précisément. Le cheval peut être allergique à une
composante de son alimentation, à une substance présente dans son
environnement, à des médicaments ou encore à des produits
appliqués sur sa peau comme les insectifuges. Dans ce cas précis,
il serait plus probable que le cheval présente des lésions
cutanées suite à l’application du produit plutôt que des signes
respiratoires.
Il existe par contre chez le cheval deux
conditions qui se manifestent par des signes respiratoires tels
que la toux et dont la cause est encore incertaine. Des études
sont d’ailleurs en cours à la Faculté de médecine vétérinaire de
Saint-Hyacinthe pour éclaircir le sujet. On soupçonne pour le
moment une cause allergique face à la poussière et aux moisissures
présentes dans l’environnement, particulièrement dans le foin.
La première maladie l’IAD (Inflammatory Airway Disease) peut
affecter des animaux de tout âge. On observe de la toux, des
écoulements nasaux purulents et une baisse de performance à
l’exercice. La deuxième maladie communément appelée le «
souffle » (Recurrent Airway Obstruction) affecte les chevaux plus
âgés (7 ans ou plus). Le cheval peut présenter les mêmes
signes cliniques que dans l’IAD, mais accompagnés de périodes. Une
respiration très difficile est présente même au repos. Une perte
de poids peut aussi être observée. Dans les deux cas, pour
diagnostiquer la maladie, le vétérinaire se base sur les signes
cliniques que présente l’animal. Dans certains cas, il peut être
nécessaire d’examiner le cheval dans un centre de référence pour
faire des examens complémentaires comme un lavage
broncho-alvéolaire.
Pour les deux maladies, une partie du
traitement consiste à modifier l’environnement du cheval pour
diminuer son exposition à la poussière et aux moisissures. Les
chevaux atteints gagnent à passer le plus de temps possible au
pâturage. S’ils sont gardés à l’intérieur, l’alimentation doit
être modifiée en remplaçant le foin par des « pellets », des «
cubes »ou d'autres substituts du foin. Il faut s’assurer que la
ventilation est adéquate et que la litière (copeaux de bois) soit
peu poussiéreuse.
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Audrey Hébert Gingras
Étudiante de 4e année Dr
Jean-Pierre Lavoie, DMV, Diplomate ACVIM
Professeur titulaire, Médecine interne équine
Faculté de Médecine
Université de Montréal |
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